Téléphone portable

Magnetic

Téléphone portable – Sagem

En 2002 la société SAGEM nous contacte pour mener une réflexion et faire une proposition sur une vision prospective de la téléphonie basée sur deux cibles marché : les technos sensitifs (ceux qui aiment la belle technologie) et les Gamers (ceux qui aiment jouer).
Notre démarche se développe sur trois étapes. Dans un premier temps, l’observation des usages. Que font les gens assis en terrasses des cafés avec leur téléphone? Ensuite vient la réalisation d’un cahier d’idées basé sur l’analyse des comportements observés. Finalement, nous avons synthétisé notre analyse des usages et concrétisé les propositions formelles jusqu’aux stade des prototypes. La démarche prospective de ce projet a permis d’intégrer dans nos téléphones des technologies seulement naissantes en 2002 (WIFI, Bluetooth, contenus multimédia et photo).
Nous adorons notre téléphone quel qu’il soit. C’est une sorte de « grigri » qui nous rassure, qui représente le lien entre nous et notre univers virtuel et nous permet de rester « connectés » au monde. Fort de cette observation systématique chez tous les usagers, nous proposons des pistes qui répondent au cahier des charges mais qui intègrent également une gestuelle forte liée à notre besoin de manipuler notre téléphone pour se sentir « connectés ».
Magnétic est la réponse faite aux technos-sensitifs pour Sagem. Le téléphone est décomposé en deux parties : d’un coté le clavier, de l’autre l’écran, tous deux assemblés par des aimants.
Cette solution technique permet de répondre à un appel par simple coulissement d’une partie sur l’autre. En mode hors communication, l’usager pourra faire coulisser les deux parties l’une sur l’autre, à l’image d’un joueur de poker manipulant ses jetons. En 2002, Magnétic fut la première proposition alliant feuille d’aluminium et verre thermoformé pour l’écran tactile. La richesse des matériaux et la simplicité formelle répond aux amoureux de la technologie en leur proposant un objet précieux et intuitif.
Collaboration – Romuald Zayana